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Iran islamisé

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D’après l’idée de l’Ayatollah Khomeiny, le fondateur de la République Islamique d’Iran, le pouvoir sera exercé par un Mullah chiite, préférablement un « Seyed de turban noir » qui est descendant du Prophète. Il serait nommé le ” Vali-e-Faghih ” (Leader Suprême) de la communauté, qui serait muni d’une grande autorité terrestre d’origine divine. En tant qu’une idéologie d’état les problèmes de l’islam politique en Iran restent aujourd’hui infranchissables, surtout qu’avec son incompatibilité en face de réformes. Tandis que dans d’autres religions abrahamiques, Christianisme et Judaïsme, les réformes ont été imposées de manière à limiter leur influence sur le développement de la société, l’islam est resté fermé devant toute tentative de réformes d‘une façon acharnée. Puisque l’islam est fondé par un prophète qui s’est distingué par son pouvoir en tant qu’un chef d’état, la religion, contrairement aux autres religions abrahamiques, est devenue un pouvoir politique pour gouverner la communauté musulmane appelée « Umma ». Dans ce sens-là, l’islam n’accepte aucune idée de réforme ou de recul de ces principes initiales car les majeures fonctions de l’Etat sont déjà prévues dans le crédo de l’islam politique. Il n’est pas admis que la communauté musulmane (Umma) puisse se subdiviser en entités politiques. Une entité politique séparée du pouvoir central peut être stigmatisée comme ” non-islamique “, donc intolérable. Dans un vrai terme pluraliste, il n’y a ni parti indépendant ni statut légal pour une opposition politique, alors aucune loi juridique et islamique ne lui accorde de la légitimité. Chaque entité politique doit se consacrer au service de l’islam plutôt qu’à ses adeptes. De même que l’individu se trouve dans l’obligation de service envers Dieu par sa soumission, la communauté musulmane ” Umma ” a besoin d‘un pouvoir centralisé, un pouvoir divin, unique afin de la diriger et la garder dans l’intégralité de la religion. Ce pouvoir purement divin est l’islam politique qui par définition ne partagera jamais ses fonctions d’état avec d’autres entités. Ce Leader Suprême sous le régime islamique en Iran est exécutif, administratif, et judiciaire. Les règles judiciaires sont déjà données par les règles islamiques ou ” la charia”, elles sont divines, parfaites, suffisantes, immuables, écrites dans le Coran ou inspirées des ” Hadiths “, les paroles du Prophète et des imams chiites. Elles sont pour l’éternité car l’islam est la dernière révélation nécessaire pour l’humanité. Donc, pour la charia il n’y pas de processus de légalisation ou des réformes mais d’administration et d’application. En deux mots, ce qui s’appelle des lois islamiques est inscrit dans la charia qui est alors considérée comme coranique, sacrée, par conséquent non réformable. Le choix d’un détenteur de pouvoir a toujours posé des problèmes dans l’histoire de l’islam politique. Mohammad fut lui-même choisi directement par Dieu, mais cette méthode de sélection a été difficile à mettre en œuvre pour ses successeurs. Le pouvoir ne réside donc pas facilement dans la communauté pour être délégué à une entité divine c.à.d. les successeurs du Prophète. En principe la communauté musulmane ne s’est jamais gouvernée en paix avec le pouvoir central surtout que ni en théorie ni en réalité la démocratie ne s’est jamais trouvée dans le passé du monde islamique. Ainsi, on voit que la théorie ou la doctrine de l’islam politique pose déjà des problèmes internes, ce qui a causé des retards infranchissables dans le concept de la démocratie. Chaque calife, ou successeur du Prophète, n’est toléré que par une partie de la société musulmane parce qu’il a rencontré les mêmes ambitions perverses créées par une classe dirigeante de l’époque, une sorte de califat qui se réclamait de la divinité mais qui, s’inspirant peu de sa morale attendue, avait l’intérêt de mêler la justice avec le pouvoir politique. Ainsi, l’histoire de l’islam se résume par les oppressions politiques et des guerres du pouvoir des successeurs du Prophète. Pour l’islam politique, puisque la société musulmane représente l’islam, l’entité sociale doit être une entité islamique plutôt qu’une entité humaine avec des choix libres arbitres dans tous les domaines. Cela veut dire que l’idée de l’évolution sociale reste là où elle a commencé d’après l’origine de l’islam. Alors pour l’Islam politique tous les aspects de la vie sociale sont directement inspirés et accentués par un modèle archaïque de la société de clan, un modèle basé sur les rapports sociaux à l’époque du Prophète. Ainsi, les bases d’idées de l’islam politique sont une synthèse des notions islamiques tirées de la tradition du Prophète et des Hadiths et des commentateurs qui venaient après lui. Même s‘il y a des commentateurs et interprètes des musulmans ” réformistes” dans le 8ème et 9ème siècle sous les califes Abbasides qui voient en vain certains modèles “modérés” dans un islam du Moyen-Age. Depuis son apparition il y a quatorze siècles l’islam est une entité politique, indiquant à la fois la cause des réussites et des échecs et la seule voie à suivre pour obtenir le succès sur cette terre et la vie éternelle. Puisqu’il n’y a pas de séparation entre l’Eglise et l’Etat, ” al-islam w’l dawla” c.à.d. islam est l’Etat, autrement dit, ni l’un ni l’autre peut exister séparément. Comme nous avons le cas précis en Iran sous l’Etat islamique, cette coalition divine entre l’Etat el l’islam est la seule base possible préconisée depuis l’apparition de l’islam. La séparation de l’Etat et de l‘islam est constitutionnellement dénuée de toute signification de la liberté individuelle et démocratiques, tout but et toute vérité sont basés sur toutes les valeurs islamiques, incompatible avec la démocratie. L’identité islamique devient après l’installation du régime islamique en Iran un fait fonctionnellement grave pour le peuple iranien. Cette identité n’est pas basée sur les faits historiques ni la fierté nationale mais purement sur la foi, aujourd’hui très ébranlée dans les nouvelles générations. Ni la foi ni la volonté de soumission d’une minorité des iraniens désabusés peuvent sauver le régime islamique et son islam politique qui est aujourd’hui en chute libre. Cependant, aujourd’hui, l’islam n’est pas seulement une religion comme les autres religions abrahamiques, mais un ordre social très proche aux systèmes Staliniste, Nazi et fasciste. Le paradoxe est que le monde musulman est arriéré et troublé par de longs effets de l’islam lui-même, c’est un monde qui ne pouvait pas franchir les obstacles du retard et qui est par conséquent tombé en passage sous les griffes des colonialistes. Pourtant, cet islam-là rêve de conquérir le monde entier et comme ce rêve demeure difficile à réaliser, les islamistes font aujourd’hui recours à toutes sortes de violence aveugle, ce qui se passe en Iran quotidiennement est un témoignage de panique et de haine contre un peuple qui veut la liberté laïque. Avec un esprit de revanche, l’islam politique montre une soif de retour aux “grandes” traditions islamiques qui se dirigent vers une société patriarcale et qui est caractérisée par une ségrégation de sexes, symbole de vie décente. Après la chute du communisme, le poids de l’islam politique est présenté comme un nouveau pôle d’idéologie qui doit à tout prix franchir ses frontières d’origine. Cette idéologie semble prête à sortir de ses limites et à se mettre en œuvre comme un nouveau véhicule de tension internationale. En Occident, pour estomper les conflits avec le monde musulman au profit de leurs intérêts économiques, les Etats islamistes sont tolérés ou a priori appelés ” Etats fondamentalistes”, tandis que ces Etats-là sont inspirés d’un but stratégique commun pour installer un Etat islamique à n’importe quel prix autant pour le monde islamique que pour le monde non-islamique. Cette politique d’expansionnisme est le but stratégique de l’islam, pas d’une poignée de ” fondamentalistes islamiques “. L’islam politique cherche ces projets qui se tournent vers une vieille confrontation avec le monde non-musulman. Si pour certains le monde occidental était coupable pour son passé colonial, pour l’islam politique l’Occident est aujourd’hui coupable pour sa caractéristique pluraliste, laïque, et impudique et pour ces raisons-là doit être islamisé. Cette position purement réactionnaire quand-même a provoqué une certaine sympathie, voire un alignement dans les milieux des intellectuels apologistes ” anti-impérialistes ” à côté des mouvements islamiques et les états islamiques comme le régime islamique en Iran. Par Jahanshah Rashidian

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