La journée des femmes sous hijab islamique: Jahanshah Rashidian

La journée des femmes sous hijab islamique: Jahanshah Rashidian

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L’occasion du 8 mars a créé les conditions adéquates pour les femmes d’améliorer leur statut, l’extension de leurs droits et l’égalité des sexes. Les travailleuses n’ont pas bénéficié auparavant des conditions égalitaires avec les travailleurs. L’Internationale Socialiste décida en 1910 de mettre fin aux discriminations à l’égard des femmes. Le 8 mars alors fut nommé la journée internationale des femmes et depuis lors célébré dans certains pays qui ont accepté l’égalité des sexes.
Le 8 mars demande les droits fondamentaux de travail comme les conditions égalitaires, la formation professionnelle pour les femmes et d’autres conditions de travail non-discriminatives pour les travailleuses et d’une manière plus ample, le droit de la citoyenneté avec le droit de vote.
Cette journée alors symbolise la fin de l’oppression et des discriminations dont les femmes sont victimes au quotidien. Pour la première fois, les femmes avaient l’espoir de quitter leur statut subalterne imposé par des traditions patriarcale et religieuse. Ce qui reste pourtant est un manque d’action dans les pays islamisés où la misogynie institutionnalisée par le culte de l’Islam inhibe toutes les chances égalitaires pour les femmes. Le fruit du 8 mars amène un nouvel élan d’émancipation des femmes dans les pays développés et en voie de développement sauf dans les pays islamisés.
En général, l’islam fait barrage à un mouvement égalitaire, plus particulièrement à l’égalité des sexes. Un statut non-discriminatif des femmes dans les sociétés dominées par le credo islamique est pratiquement impossible car ce credo considère que la valeur de la femme est catégoriquement la moitié de celle de l’homme. Les femmes trop longtemps mesmerisées par ce credo ne connaissent pas de mouvement de libération des femmes et le concept des droits égalitaires. Elles acceptent la domination du sexe masculin comme une loi sacrée.
L’islam, surtout en tant qu’une idéologie d’état, est une barrière contre la liberté des femmes. Aujourd’hui, en dépit des efforts coordonnés et certaine amélioration du statut des femmes dans le monde non-musulman, les conditions des femmes se dégradent jour après jour sous les régimes islamiques qui exercent les lois de la charia dans leur système judiciaire et leur système éducatif. L’exemple confirmé est la misogynie institutionnalisée depuis la naissance du régime islamique en 1979, en Iran. Il y a un ensemble des aspects judiciaires et administratifs qui se rattachent à l’inégalité de sexe car cette inégalité est sacrée et inscrite dans les normes et la culture du pays depuis l’imposition de l’islam par les envahisseurs musulmans venus de l’Arabie.
Dès 1910, le 8 mars était un symbole de laïcité contre l’église catholique. Les féministes et d’autres partisans de l’égalité des sexes ont depuis lors doublé le cap en réclamant plutôt une lutte mondiale contre la misogynie religieuse. Pourtant, si l’église catholique était une institution poussant la discrimination sexuelle dans le passé lointain, aujourd’hui c’est l’islam qui donne l’ordre de la misogynie et la ségrégation sociale dont le hijab islamique est le mur de séparation entre les femmes et les hommes dans la société islamisée. La discrimination nauséabonde de la violence organisée par les bandes islamistes contre des femmes en Iran a rigoureusement limité les conditions d’accès au travail, à l’éducation, aux arts, au sport, au divertissement et à la vie sociale.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le hijab obligatoire en 1981, les femmes iraniennes sont obligées de porter le voile islamique, un vêtement long et sombre qui voile entièrement le corps. Une majorité entre elles, identifiées comme « mal voilées », souffrent quotidiennement de la pression psychologique et physique commise par les sbires du régime, appelés la Police de la Moralité. Les femmes peuvent être interpellées et harassées dans la rue et parfois détenues. Pas un jour ne s’est écoulé sans attaque, agression physique, arrestation, jet d’acide, harcèlement et pression psychologiques sur les femmes. Depuis lors, ce climat extrême misogyne ne cesse de continuer en Iran. Le régime islamique a clairement indiqué que pour les femmes aucune autre sorte de vêtement n’est acceptable sauf le voile islamique par le tchador ou bien foulard plus un manteau.
Lorsque le hijab islamique est obligatoire en Iran même pour les non-musulmanes, les délégués féminins étrangers qui se rendent en Iran en tant que les femmes d’état sont aussi obligés de porter le foulard islamique. L’exemple récent est Mme Sénégal Royal, la ministre française du gouvernement socialiste du président Hollande qui s’est rendu en Iran foulardée et en tenue islamique en juillet 2016 et une dizaine de ministres suédoises composé de plusieurs femmes portant le foulard islamique. Elles portent le hijab islamique que des millions de femmes sont quotidiennement obligées de porter sinon elles sont humiliées, arrêtées, punies selon la loi du « hijab obligatoire. » Ces ministres des pays où les droits des femmes sont respectés portent le foulard islamique qui est considéré un symbole misogyne de l’apartheid de l’islam politique et une humiliation des droits des femmes en général. Ces ministres des pays « civilisés » pour faire plaisir aux Mollahs portent ce symbole d’étouffement des millions de femmes en Iran. Etant compromises dans les affaires lucratives, ces femmes se laissent humilier, au point que les Mollahs ne serrent même pas la main à ces femmes d’état car il est interdit par leur foi de toucher le sexe opposé.
Le 8 mars n’est pas reconnu par les Mollahs, ce refus montre une fois de plus que toute action nuisible aux femmes en Iran n’a aucune borne. Malheureusement la communauté internationale et l’ONU ignorent le destin des centaines de millions de femmes qui sont les victimes consentantes de cette misogynie institutionnalisée.

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